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Depollution de la baie de hann : des solutions d’incitation au prétraitement des effluents industriels

Depollution de la baie de hann : des solutions d’incitation au prétraitement des effluents industriels
Depollution de la baie de hann : des solutions d’incitation au prétraitement des effluents industriels
25 octobre 2018

Le financement des systèmes de prétraitement des déchets effluents industriels a été au cœur d’un atelier organisé le mardi par l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (Onas).  L’allégement de l’accès aux financements est une des mesures incitatives préconisées par les experts. La mise en place des systèmes de prétraitement est la condition sine quoi non de préservation de cette baie aujourd’hui si dégradée.

Une chose est claire. La dépollution de la baie de Hann n’aura pas des effets attendus si les industriels ne mettent pas en place des unités de prétraitement de leurs rejets. C’est une évidence. La concentration de l’essentiel du tissu industriel sur cette partie est à l’origine de la pollution. Pour éviter une autre dégradation, il est impératif que les industries rament dans le sens de la restauration. L’intégration des systèmes de prétraitement ne doit pas peser sur les recettes des opérateurs économiques. C’est le souci premier de l’Onas. « Nous devons éviter que la dépollution ne remette en cause la compétitivité et la performance des entreprises. C’est une question d’éthique », a relevé le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho au cours de la cérémonie de l’atelier portant sur le financement des systèmes de prétraitements des effluents industriels.

La prise en compte de la dimension préservation de l’écosystème avec l’intégration du prétraitement avant rejet va induire des charges supplémentaires. C’est pour cela en collaboration avec le Bureau de mise à niveau des entreprises, des mesures incitatives  seront passées en revue lors de l’atelier. « Le retour d’investissement n’est pas toujours immédiat pour les industries qui s’engagent dans le prétraitement. Nous  pensons qu’il est nécessaire de leur faciliter l’accès aux crédits avec des taux préférentiels de 4 % », a agité le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises, Ibrahima Diouf. Il fallait avant le début des travaux que les différentes parties émettent sur la même longueur d’onde par rapport à la grille tarifaire du principe pollueur-payeur après la signature du protocole depuis 2010. Depuis lors d’autres paramètres sont remis sur la table et appelle à la réactualisation de la grille.

« En 2013, l’étude tarifaire a fait ressortir des propositions. Aujourd’hui, il va falloir la réactualiser et intégrer le coût de l’exploitation des ouvrages », a suggéré le directeur de l’assainissement, Ababacar Mbaye. Le temps est venu de s’accorder sur les modalités de fixation de la taxe soit en fonction de la quantité soit en fonction de la caractérisation des rejets. Quoi qu’il en soit la recherche de consensus sera privilégiée sur la chaîne. « Ce projet a une dimension humaine, ce n’est pas pour l’Onas. Il faut une concertation afin que tous émettent sur la même longueur d’onde. Nous sommes en phase avec l’Onas. Les bénéficiaires devront être les premiers à lever toutes les contraintes pour accélérer sa mise en œuvre », a plaidé le maire de Hann Bel Air, Babacar Mbengue.

Tout compte fait, la dépollution a franchi un nouveau cap après le bouclage du financement d’un montant de 62, 5 millions d’Euros avec le concours de l’Afd, de l’Union Européenne, du Royaume des Pays-Bas. « Il n’y a plus de possibilité de faire marche arrière. Nous allons lancer les premiers marchés d’appels d’offres en novembre 2018. Je dois rappeler qu’en octobre 2017, il n’y avait pas de financement pour ce projet », a précisé le directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho. La restauration de l’écosystème passe entre autres par la construction de 45 km de réseau, de 7 stations, d’un intercepteur, la réalisation de 2000 branchements à l’égout  entre autres ouvrages qui vont concourir à donner à la baie son passé glorieux.

                                                                                                                                

Source: 
LE SOLEIL