Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement

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« La redevance de l’assainissement n’est pas le problème mais plutôt ses fondements… »

« La redevance de l’assainissement n’est pas le problème mais plutôt ses fondements… »
« La redevance de l’assainissement n’est pas le problème mais plutôt ses fondements… »
29 juin 2018

Les redevances reversées à l’ONAS n’ont pas augmenté depuis des années. C’est l’une des contraintes évoquées par le Directeur Général de l’ONAS Monsieur Lansana Gagny SAKHO, au cours de cet entretien. Il a réaffirmé leurs ambitions de porter le taux d’accès à l’assainissement à un autre niveau avec le portefeuille de projets en cours d’exécution aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du Sénégal.

Le Directeur Général de l’ONAS, Monsieur Lansana Gagny SAKHO attache de la valeur à la revue des performances. Une entreprise, une institution soucieuse de progrès ne peut pas se permettre de faire l’impasse sur ce principe de management. Du moins, c’est qui transparaît dans les propos du Directeur Général lorsqu’il déclare : « Il faut d’abord situer le contexte dans lequel nous faisons cette revue qui permet de savoir où est-ce que nous en sommes en termes de respect des engagements que l’ONAS a pris par rapport à l’Etat du Sénégal sur l’exécution des projets. C’est le premier point de contexte que je veux situer. Le deuxième, c’est que nous nous inscrivons dans une logique d’efficacité opérationnelle ».

En fait les évaluations régulières, les propositions de solutions aux contraintes identifiées sont essentielles au respect des délais dans la mise en œuvre d’un projet. Sur ce registre, le Directeur Général de l’ONAS ne doute pas que les échéanciers seront respectés. D’ailleurs il attribue une bonne note au travail réalisé. « Il faut que nous soyons dans une logique de partager l’information stratégique avec l’ensemble de nos collaborateurs, de faire une évaluation à mi-parcours et surtout de dégager des perspectives. Si j’avais une note à donner de 1 à 10, je mettrais 07 sur 10, parce que je pense que nous avons fait ce qu’il fallait faire. Nous avons progressé dans l’exécution des projets. Et, je pense que nous allons les exécuter dans les délais requis. C’est cela l’objectif : partager la vision, partager la stratégie et savoir où est-ce que nous voulons aller. Notre souci, c’est d’exécuter correctement la mission qui nous a été confiée ».

Une stratégie à long terme

Cette position et cette note sont loin d’être une autosatisfaction. Bien au contraire. L’ONAS se soucie de la consolidation des progrès réalisés. L’un des axes identifiés au cours de cette revue, ce sont les ressources humaines, le pilier numéro 1 qui permet de réaliser les progrès. « La présentation de la Direction des Ressources Humaines a permis de mieux cerner les points d’amélioration sur lesquels nous allons travailler. Maintenant, l’innovation majeure aussi, c’est la mise en place d’une Direction d’Etudes et de la Planification qui soit capable de faire de la prévision, de nous dire dans 10 ans où est-ce que nous en serons et de poser les jalons d’une véritable stratégie sur le long terme pour pouvoir être en phase avec les objectifs de développement.

La redevance en question

Il a regretté que depuis des années que la redevance reversée à l’ONAS n’ait pas connu une évolution alors que les charges de l’institution ont pris les effets de sommet. Il ne croit pas que le problème se pose en termes de recouvrement. Pour lui, il est impérieux de revoir le montant de la redevance. « C’est le montant de la redevance qui pose problème. C’est une redevance qui est complètement plate. Elle n’évolue pas. Elle ne connaît pas d’évolution significative alors que les investissements sont en croissance exponentielle. Cela fait donc que l’ONAS va fonctionner tout le temps avec un déficit structurel qui ne nous permet pas aujourd’hui de prendre en charge de façon efficace l’exploitation des ouvrages. Cela appelle à une réflexion », relève Monsieur Lansana Gagny SAKHO. La construction des ouvrages une maire de manche.

Le défi, c’est d’assurer l’optimisation durable de leur fonctionnement cela exige des moyens que l’ONAS ne dispose pas suffisamment. « Nous sommes en train de travailler avec l’Etat pour voir un peu dans quelle mesure nous allons arriver à régler ce problème qui n’est pas conjoncturel mais plutôt structurel », a précisé Monsieur SAKHO.

En dépit de ces contraintes, l’ONAS fait de la démocratisation de l’accès aux services de l’assainissement sa priorité. Les projets majeurs en cours de mise en œuvre laissent entrevoir l’espoir de transformation du cadre de vie des milliers de Sénégalais aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du pays. « Nous allons améliorer le taux d’accès à l’assainissement. C’est une certitude. Nous avons des projets majeurs comme le projet des 10 villes qui touchera plusieurs villes de l’intérieur. En plus nous avons l’important projet de dépollution de la baie de Hann. Nous avons également d’autres projets pour la région de Dakar. Tous ces projets permettront d’améliorer significativement le taux d’accès à l’assainissement », a présenté le Directeur Général de l’ONAS qui a ajouté : « je pense que l’Etat du Sénégal continuera à investir dans le sous-secteur. Le Sénégal prépare le Sommet Mondial de l’Eau en 2021. Nous devons être capables avant ce Sommet de montrer nos réalisations qui sont exceptionnelles en Afrique. Le Sénégal est aujourd’hui sur une bonne dynamique ».