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Dépollution de la Baie de Hann : Une étape clé franchie avant la construction de l’ouvrage principal

Dépollution de la Baie de Hann : Une étape clé franchie avant la construction de l’ouvrage principal
Dépollution de la Baie de Hann : Une étape clé franchie avant la construction de l’ouvrage principal
12 mars 2020

La mise en œuvre du Projet de dépollution de la baie de Hann entre dans une nouvelle phase. Le marché de construction de l’intercepteur, l’ouvrage principal, vient d’être attribué. L’information est donnée par le chef de ce projet, Moussa Guèye, ingénieur à l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas). Nous l’avons rencontré hier. 

L’attribution du marché du gros lot des ouvrages de dépollution de la baie de Hann marque un tournant dans le processus de mise en œuvre du projet. Depuis quelques jours, l’entreprise qui doit construire l’intercepteur, considéré comme l’épine dorsale de la dépollution, a été choisie. C’est un pas de plus vers la restauration de cet écosystème dégradé. Le retard de démarrage des travaux avait achoppé sur l’attribution de ce marché avec les recours qui avaient été introduits. Aujourd’hui, le chef du projet, Moussa Guèye, avec qui nous avons eu un entretien, estime que cette page est tournée. « Une étape importante vient d’être franchie avec l’attribution du marché de l’intercepteur sur lequel tous les autres ouvrages seront raccordés », a précisé l’ingénieur.

Le réseau de 15 km qui collectera les eaux industrielles et celles du Port autonome de Dakar et la canalisation de 30 km qui drainera les eaux domestiques des ménages seront connectés à l’intercepteur. Après l’attribution, l’Onas peut poursuivre le processus. « Nous pouvons maintenant poursuivre le processus  pour la signature du contrat avec l’attributaire. Nous avions  fini la préparation de tout ce qui est projet de marché. Il reste sa validation par les acteurs concernés », a informé M. Guèye. Il est aussi revenu sur les concertations avec les industriels sur la redevance assainissement. Il s’agit de voir comment les industries peuvent supporter une partie de la charge d’exploitation des ouvrages et leur maintenance. Certaines industries dont les effluents dépassent les normes  sont, en effet, tenues de se doter d’unités de prétraitement, car après la construction des ouvrages, elles n’auront plus la possibilité de rejeter directement leurs résidus dans la mer. L’Onas a mis l’accent sur la concertation afin d’amener les industries à se mettre aux normes. « La redevance assainissement industrielle a toute une histoire. Elle remonte à 2013. Elle a fait l’objet de partage avec les industriels et les syndicats des entreprises. Il y aura une redevance qui permettra juste aux entreprises de participer symboliquement à la prise en charge de l’entretien et de l’exploitation », a précisé Moussa Guèye.

Rappelons que l’allégement de l’accès des industries aux financements est une recommandation forte de l’un des ateliers organisés par l’Onas.

Source: 
le SOLEIL